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Angoissée à l’idée de lui apprendre à s’endormir seul ?

par | Bébé, Enfant

Il arrive que ce soit dès les premières semaines de vie que la difficulté de dormir s’installe. Des parents ont expérimenté des nuits où bébé n’arrive à ne dormir que 30-45 minutes à la fois et parfois à peine 2 h d’affilée, même rendu à l’âge de 4 mois.  Ce sont généralement des bébés qui apprécient grandement la connexion avec maman et détestent l’état du sommeil qui exige une déconnexion de l’être aimé et de l’environnement et ce, même s’il dort dans les bras de son parent.

Lorsque vous avez épuisé toutes vos ressources (bruit blanc, sucette, emmaillotement, dormir dans la coquille, dans le porte-bébé, dans la balançoire, en le flattant, le berçant, le tapotant, le laissant dormir sur vous ou sur papa, etc…) et votre créativité (le coucher tout de suite après la tétée, le mettre au lit somnolent, complètement endormi, en gazouillant, en pleurant, lui permettre de s’endormir en sautillant sur un ballon, en valsant dans le salon ou en montant et en descendant de plus en plus rapidement les marches, etc…), à toute heure du jour et de la nuit, vous en arrivez au constat qu’il est temps de débuter son apprentissage au sommeil, car cela n’arrivera pas tout seul, même si vous avez expérimenté toutes les techniques de sommeil dites sans pleurs.

À cet effet, voici le témoignage de Marie, maman d’Anna, âgée de 9 semaines, pesant tout près de 6 kg et qui a débuté son apprentissage au sommeil il y a quelques jours, selon la méthode des 15 secondes, décrites dans le livre Le sommeil du nourrisson.

Il faut bien sûr que je relativise : il y a une semaine à la même heure, je n’avais pas dormi de la nuit, pas pu prendre une douche depuis deux jours et sentais le lait à 3 km!!! Aujourd’hui même heure: j’ai dormi 7h d’affilée, allaité ma fille, joué avec elle et son papa pendant 40 minutes puis pris ma douche, lavé mes cheveux, rangé le linge et l’appartement, et je prends le temps de répondre à votre courriel! Des grands progrès ont été fait même s’il y a des rechutes comme hier soir, elle a eu beaucoup de mal à s’endormir. Heureusement, mon mari a géré selon votre méthode, et elle a fini par s’endormir!

J’écris tout ça, car j’ai développé une angoisse de ces moments d’endormissement et du cap des 40 minutes. Les jours où mon mari est là je suis sereine comme si j’étais capable de gérer, mais les jours où il part de 8h à 23h pour son travail, je suis angoissée à chaque moment d’endormissement. Finalement, celle qui a le plus besoin de progresser c’est moi !! Vous devriez écrire un livre que pour les mamans avec une méthode pour diminuer l’angoisse, je serais probablement la première à l’acheter !!! Un grand merci. 

De fait, que ce soit avant, pendant ou après l’apprentissage au sommeil, l’angoisse peut se pointer le nez, car un bébé fatigué pleure beaucoup et le processus d’apprentissage peut aussi générer quelques pleurs, sans compter que maman est fatiguée, elle aussi.

Voici quelques façons de diminuer ces moments d’angoisse :

Soyez prête parce que vous l’avez choisi !  On ne le dira jamais assez : l’apprentissage au sommeil (quand et comment) ne regarde que les parents et leur bébé. Si vous débutez son apprentissage pour faire plaisir à autrui (vos parents, vos beaux-parents, votre partenaire, votre meilleure amie, votre cousine, la voisine dont le bébé dort comme un loir, etc…), et que ce n’est pas facile, le regret d’avoir débuté se pointera et vous risquez de céder, tout angoissée à devoir recommencer… un de ces jours! Losrque le parent (la maman particulièrement!) l’a choisi avec sa tête ET son coeur, les doutes s’amenuisent.

Débutez l’apprentissage en compagnie d’une personne compréhensive et aidante.  Personne n’a dit que d’apprendre à dormir à son bébé était facile.  Certains bébés résistent au sommeil, comme les chats craignent l’eau.  Si vous avez près de vous quelqu’un à qui partager vos inquiétudes (votre partenaire, votre amie ou votre mère), cela paraît toujours moins pénible et parfois même plus facile qu’on ne l’aurait cru.

Respirez, respirez, respirez.  Lorsque l’on est angoissée, on s’en fait pour quelque chose qui n’adviendra peut-être pas.  Prenez de bonnes respirations, profondes, tout en vous concentrant sur l’air qui passe dans vos narines.  Cela a pour effet de vous ramener dans le moment présent. A refaire aussi souvent que nécessaire.

Ventilez en racontant tout à votre meilleure amie.  Pouvoir exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on vit, ce que l’on croit, ce qui angoisse, etc…, permet de diminuer la pression et surtout d’être entendue et encouragée. Attention de choisir quelqu’un qui comprendra le processus dans lequel vous vous êtes engagée. Si cette personne ne saisit pas votre besoin, faites diversion en changeant de sujet et trouvez quelqu’un d’autre.

Devenez membre du groupe fermé : Les champions du dodo (Brigitte Langevin).  Il s’agit d’un groupe, composé de plus de 400 personnes, majoritairement des mamans et qui sont passées par là avant vous.  Prenez le temps de leur faire part de vos inquiétudes, vous recevrez rapidement un message gentil, courtois et rassurant.  Pas de jugement, c’est promis!

Tenez en note un agenda du sommeil.  Lorsqu’il s’agit d’un processus, parfois, la tolérance diminue  au fil des jours et on a l’impression que bébé n’y arrivera jamais.  Avec un regard objectif, il est plus aisé de constater les périodes d’amélioration.  Voici un exemple d’agenda du sommeil : Agenda 0 à 18 mois   Agenda 2 à 6 ans

Lisez les témoignages du même groupe d’âge que votre enfant.  Il y a des centaines de témoignages de parents qui ont expérimenté avec succès tout le processus et qui ont partagé leur histoire.  Elle pourrait vous inspirer… et surtout vous rassurer.

Re-lisez le chapitre intitulé Message important pour la maman dans le livre Le sommeil du nourrisson (je présume que si vous avez débuté, vous l’avez entre les mains, sinon, empruntez-le à la bibliothèque de votre quartier).  Cela vous aidera peut-être à vous recentrer.  Vous y trouverez entre autres 8 raisons pour lesquelles les mamans devrait s’attarder à l’apprentissage au sommeil de leur bébé.

Transformez votre inquiétude!  Vous vous imaginez le pire… au lieu du meilleur ?  Par exemple, vous croyez que votre bébé ne vous aimera plus ou pire encore que vous êtes la maman la plus médiocre que la terre n’ait jamais porté ?  Alors allez-y à fond et poussez cette inquiétude (dans votre imagination) au pire du pire et ensuite, effectuez l’exercice de répéter cette phrase en y ajoutant : je me donne la permission de… dans l’exemple ici, cela pourrait être : je me donne la permission de ne plus être aimée de mon bébé et d’être une mère indigne ! Répétez cette phrase, à voix haute et avec intensité, jusqu’à ce que la pression tombe… peut-être aurez-vous une crise de larmes.  Vous vous serez alors donné la permission de ne pas être parfaite. Et ça fait du bien… en plus de libérer de l’espace pour croire au meilleur et même l’imaginer! (Exercice que j’ai appris lors de mon parcours en PNL : Programmation Neuro Linguistique)

Acceptez de cesser le processus d’apprentissage!  C’est trop pour vous et surtout pour votre bébé.  Cessez et suivez ce que votre cœur vous dicte.  Rassurez-vous! Vous avez jusqu’à 9 ans (oui, oui… mais, soyons conscients, ce n’est pas le meilleur choix) pour apprendre à votre bébé à développer de bonnes habitudes de sommeil.  Rien ne presse, vous pourriez le reporter de quelques semaines. Cependant, on ne se le cachera pas, cela ne sera pas plus facile, mais au moins vous serez plus prête et cela peut faire toute la différence.

Faites-vous un câlin!  Oui, oui, enlacez-vous avec vos bras et bercez-vous en chantonnant que vous êtes la meilleure maman du monde pour votre enfant… Il en a de la chance d’avoir une maman (et un papa!) comme vous… que vous entrepreniez son apprentissage au sommeil ou pas!

Bon courage chers parents !

Lectures suggérées :
Comment aider mon enfant à mieux dormir
La sieste chez l’enfant
Le sommeil du nourrisson
Sommeil : la boite à outils!

Besoin d’information pour mieux saisir tous les enjeux de son sommeil?  Voici des sessions d’information sur le sommeil des enfants à visionner chez vous dans le confort de votre foyer.  Ils ont été conçu par groupe d’âge afin de repérer celui qui vous convient le mieux.

© Brigitte Langevin
www.brigittelangevin.com

 

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