Déc. 2018 - Comment gérer les dodos durant le temps des Fêtes

Bulletin Info-Sommeil
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Décembre 2018
SOMMEIL DES ENFANTS
Question :
Bonjour, j’appréhende déjà le temps des Fêtes. Nous irons passer quelques jours dans la famille de mon mari pour célébrer Noël, et ma belle-mère me reprochera une fois de plus de vouloir coucher notre fille avant la fin de la veillée! Cela fait deux ans que j’accède à ce qu’elle veut, mais Charlotte devient un monstre le lendemain matin : elle ne sait plus ce qu’elle veut, elle pleurniche continuellement, elle est irritable et nous donne des maux de tête! Je suis angoissée juste à l’idée de penser à ce qui s’en vient!

 

Réponse :
Bonjour, la frénésie du temps des fêtes apporte son lot d’évènements magiques que nous aimons partager avec nos enfants : le réveillon de Noël, les repas traditionnels, le père Noël et ses cadeaux… Par contre, cette période de l’année peut aussi se révéler une source de stress puisqu’en dérogeant à la routine, on peut créer bien des bouleversements chez les enfants. Tous n’ont pas le même seuil de tolérance quant au manque de sommeil ou de stabilité. Il importe donc d’être à l’écoute des besoins réels de son enfant d’abord et avant tout, faute de quoi toute la famille en paiera le prix.

Quant à votre belle-mère, et cela vaut pour tout membre de la famille ou tout ami qui vous jugerait de vouloir coucher votre enfant avant la fin des festivités, je comprends votre dilemme. Si vous lui tenez tête et couchez votre fille, vous vivrez des frustrations dues aux tensions que cela engendrera mais, si vous vous pliez au souhait de votre belle-mère, vous en vivrez aussi, des frustrations, puisque vous aurez à subir les répercussions que cela aura sur l’état général de votre fille et inévitablement sur vous. Quel choix effectuer? Le moins mauvais des deux : celui qui tient compte du bienêtre et du plaisir de votre fille ainsi de votre petite famille. Expliquez votre point de vue (une année de plus) et insistez sur le fait que vous appréciez tous ces moments privilégiés passés en famille et qu’ils ne sauraient être aussi agréables avec un enfant fatigué. Gardez votre position car, au bout du compte, c’est vous qui devrez affronter le lendemain et les autres soirées des Fêtes avec ce que ce manque de sommeil aura comme conséquences.

La croyance populaire veut que si on couche ses enfants plus tard qu’à l’habitude, ils se réveillent aussi plus tard qu’à l’habitude le lendemain. Bien des expériences non concluantes ont pourtant prouvé le contraire. Les rares enfants qui profitent de leurs dix à douze heures de sommeil, peu importe l’heure du coucher, ont tout simplement des parents chanceux! Pour tous les autres, les lendemains de veille sont difficiles, car non seulement les enfants (de tous âges) sont irritables s’ils dorment moins ou moins bien qu’ils en ont l’habitude, mais leurs parents aussi se sont couchés plus tard… et leur patience est, disons, moins affutée. Avec des enfants plus âgés et plus autonomes, c’est parfois plus facile à vivre, surtout s’il est possible de faire une sieste en famille durant la journée. Une soirée du temps des fêtes n’arrivant presque jamais seule, et le manque de sommeil étant parfois inévitable, la sieste vous permettra non seulement de récupérer, mais aussi de recharger vos piles pour la prochaine fête.

Vous répondez vous-même très bien à la question que vous avez posée puisque vous avez cerné les besoins de votre fille : dormir aussi bien que d’habitude. Et c’est d’autant plus important que les rassemblements familiaux la stimulent davantage et lui demandent sans doute plus l’énergie que le quotidien. Notez qu’il est possible de ne rien manquer des festivités si on ajuste un peu l’horaire en fonction des enfants qui y assistent. La remise des cadeaux, par exemple, peut avoir lieu en après-midi, lorsque les enfants se réveillent de la sieste plutôt que tard en soirée ou même après la messe de minuit comme dans le bon vieux temps. Les enfants y trouveront autant de plaisir dans l’immédiat en plus de ne pas en subir les contrecoups.

De plus, si vous préparez votre enfant à devoir fréquenter plusieurs personnes et dormir ailleurs, vous maximisez vos chances que cela se déroule bien. De fait, dès l’âge de 9 mois, un bébé comprend suffisamment ce qu’on lui dit pour saisir l’essentiel du message dans « Ce soir, tu participeras à une fête avec nous. Lorsque ce sera le temps de dormir, tu feras dodo dans ton parc dans une autre maison. » N’oubliez pas le toutou favori, la doudou ou la veilleuse si nécessaire, sinon vous vous en mordrez les doigts! Un enfant ressent l’inconfort ou la nervosité de ses parents et, si le fait de le faire dormir ailleurs vous incommode, ce sera principalement ce qui l’empêchera de dormir.

Lorsque la soirée est terminée, qu’on a donné nos bises de bon soir, bonne nuit et rassemblé bottes et manteaux dans l’entrée, il faut transporter les enfants de leur lit de fortune jusqu’à leur propre chambre à coucher. Afin de ne pas le réveiller complètement, éviter d’allumer de fortes lumières. Si la noirceur aide à libérer les hormones du sommeil, la clarté fait l’effet contraire. Un des parents peut l’habiller doucement, en gardant toutou ou doudou près de son visage, pendant que l’autre parent réchauffe la voiture et la remplit de tout ce qu’on doit rapporter à la maison. Ensuite, sortez directement, sans vous arrêter pour que famille et amis voient et embrassent votre enfant tout mignon, somnolant dans son habit d’hiver, ce qui risque évidemment de trop le réveiller.

Par contre, pour des parents qui, au cours d'une même soirée, doivent se promener d'une fête à l'autre, il serait bon de faire garder les enfants pour leur éviter d'être constamment réveillés puis recouchés. Dans ce cas, on peut apporter un album de photos de famille pour se faire pardonner auprès de la famille et des amis qui avaient sans doute hâte de voir la marmaille. De plus, une sortie en amoureux fait le plus grand bien.

Enfin, je profite de l’occasion pour vous rappeler que lorsqu'il est question de sommeil, la nourriture est aussi à considérer. Lors de fêtes, il n'est pas rare de voir une abondance de friandises trôner en permanence au milieu des convives… et à portée des petites mains. Le sucre brut à pourtant bien mauvaise réputation et avec raison : il abaisse le système immunitaire, ce qui est plutôt déplorable en cette période de l'année, et augmente le niveau d’énergie, donc surexcite les enfants. Ceux-ci le sont déjà à cause de l’atmosphère de fête qui règne et les coucher sera très ardu si, en plus, ils ont ingéré beaucoup de sucreries.

Bref, pour que Noël, le Nouvel An ainsi que tous les autres rassemblements durant cette période de l’année demeurent agréables et empreints de magie, il incombe aux parents de continuer de prendre soin du sommeil de leurs enfants, et plus encore lorsque ces derniers, comme c’est le cas de votre fille, sont particulièrement affectés lorsqu’on modifie leur routine.

JOYEUX NOEL!!

 

 

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