Bébés

Prendre soin du sommeil de bébé… oui, mais à quelle fréquence?

À la naissance de bébé, et même avant celle-ci, les informations sur l’alimentation du nouveau-né sont disponibles en grande quantité et c’est bien tant mieux puisque le besoin de « manger » est celui qui devient prioritaire et dont les parents doivent prendre soin dès l’arrivée de bébé.  Au fil des jours, on apprend alors à connaître son p’tit amour et à reconnaître ses pleurs qui indiquent que la faim le tenaille.  Par ailleurs, une grande majorité des spécialistes sur le sommeil du bébé s’entendent pour dire qu’au cours des 6 à 8 premières semaines, c’est la faim qui stimule le bébé à s’éveiller et à l’exprimer par des pleurs ou un désir de téter plus ou moins vigoureux, lorsqu’on approche le sein ou une tétine près de sa bouche.

Par la suite, autour de 8 semaines de vie, lorsque bébé s’éveille et peut patienter avant d’être nourri, c’est l’un des meilleurs indices que son réveil n’est plus associé à un besoin de nourriture.  Il découvre alors, un plus à chaque jour, son environnement immédiat, mais surtout son parent (particulièrement sa maman) qui prend soin de lui affectueusement et tendrement au quotidien.  Il est alors tentant de profiter de ses périodes d’éveil calme pour le cajoler, l’amuser, le stimuler, le présenter aux amis, à la famille, le promener en poussette, porte-bébé, etc…  Cependant, si les périodes d’éveil sont trop longues, le bébé se fatigue et tombe en dormi subitement ou des pleurs s’installent pour signifier son besoin de dormir.

À titre de point repère, voici un gabarit pour les durées d’éveil du nourrisson, du bébé et de l’enfant à des périodes charnières de leur développement:

De 0 à 8 semaines : 30 à 45 minutes et le voilà reparti dans les bras de Morphée.

De 9 à 16 semaines : 45 minutes à 1h15, sinon il témoigne par des signes de fatigue ou des pleurs qu’il est fatigué.

17 semaines à 8 mois : période d’éveil ne dépassant pas 2h d’affilée, autrement bébé devient agité et cherche à se stimuler en bougeant beaucoup pour éviter de succomber au sommeil, sans compter les pleurs qui peuvent accompagner cette agitation.

Autour de 8-9 mois : une période d’éveil de 4h apparaît entre la sieste de l’après-midi et le dodo du soir.  Les deux autres périodes d’éveil  (avant la sieste du matin et celle de l’après-midi) sont de 2h maximum encore.

Autour de 16-18 mois : en plus de la période d’éveil de 4h après la sieste  de l’après-midi, une période d’éveil de 5 à 6h est apparu graduellement  entre le lever du matin et la sieste de l’après-midi.

À partir de 4-5 ans : la période d’éveil dure toute la journée, entrecoupée d’une courte période de repos de 30-45 minutes, après le repas du midi. Du moins celle-ci est respectée en milieu de garde.

Au-delà de 6 ans : la période d’éveil équivaut en durée, à peu de chose près, à la période de sommeil  (12-13h d’éveil pour 11-12h de sommeil).  Par la suite, la période d’éveil gagne 15 minutes sur 24h, par année (par exemple à 7 ans : 12h15 à 13h15 d’éveil pour 10h45 à 11h45 de sommeil).

Lorsque la durée des périodes d’éveil est adéquate pour bébé, il est joyeux et disponible pour se relationner avec son parent.  L’inverse se produit? Il est bougon, pleurniche, refuse d’être ailleurs que dans vos bras, alors qu’il a été nourri, mis au propre, porte des vêtements appropriés (il n’a ni trop chaud ou trop froid), n’est pas fiévreux, n’a pas d’inconfort ou de malaise physique, il convient alors d’observer ses signes de fatigue et lui permettre de dormir :

Voici quelques points repères :

Le visage : bébé grimace en baillant, frotte ses yeux, ses oreilles et/ou son nez.  S’il a le teint pâle on peut même observer que ses arcades sourcilières rougissent quelques secondes à la fois. Parfois on peut aussi remarquer de petits cernes sous les yeux.

Le corps : la température corporelle baisse à mesure que l’état de fatigue d’un individu augmente. D’où les petits frissons … Certains enfants seront donc portés à ralentir leur cadence, à vouloir se coller, à chercher le réconfort. L’habileté motrice diminue aussi, c’est alors que surviennent les chutes (chez les plus vieux) et autres maladresses dues au manque de coordination.

Le comportement : Certains deviennent à fleur de peau, se frustrent pour un rien et peuvent passer de petit ange à petit diable. Ils perturbent l’atmosphère: agitation, cris et autres manifestations de surexcitation font alors partie de l’ambiance. Pour d’autres, c’est le désintéressement de presque tout. Ils perdent leur capacité de concentration et peuvent pleurer pour des raisons inconnues ou qui autrement ne les auraient pas dérangés.

Une situation qui peut avoir un impact sur la qualité de son éveil est lorsqu’a lieu une trop forte stimulation (par exemple être en présence de plusieurs personnes en même temps), cela épuise le bébé et la période d’éveil habituel devrait être écourtée pour privilégier une plus longue période de sommeil.

Par ailleurs, il faut savoir qu’un bébé et un enfant à qui on permet des périodes d’éveil trop longues, peut en arriver, avec le temps, à développer un état d’hyper vigilance, c’est-à-dire se maintenir dans un état d’alerte permanent à ce qui se passe autour de lui, ce qui est très exigeant, fatiguant, même si bébé conserve le sourire. On dit alors qu’il est très curieux et ne veut rien manquer… Demeurons vigilants car la fatigue habite tout de même son corps et son esprit et la capacité à dormir en qualité et quantité suffisante s’en trouve diminuer.

Enfin, même si vous avez l’impression de respecter rigoureusement les durées d’éveil selon son groupe d’âge et que bébé demeure chigneux et grincheux, il convient parfois de les diminuer ne serait-ce que de 15 minutes, sur une période de quelques jours, pour le voir dormir un peu plus et être de nouveau disponible et joyeux lors des périodes d’éveil. Cela vaut la peine d’expérimenter!

Pour être mieux informé sur les enjeux et les besoins en sommeil de votre bébé ou de votre enfant, vous pouvez vous procurer le webinaire concernant son groupe d’âge. 

Lectures suggérées : 

Le sommeil du nourrisson
Comment aider mon enfant à mieux dormir
La sieste chez l'enfant

 

© Brigitte Langevin 
www.brigittelangevin.com

 

© 2015 Brigitte Langevin Tous droits réservés
Concept par Gotz Création - Réalisé par Dynamites Design