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L’insomnie chez l’adulte

par | Adulte

Beaucoup des gens sont touchés par une forme ou l’autre d’insomnie. Bien qu’elle ne soit pas définie comme une maladie, les formes classiques d’insomnie se caractérisent par le fait d’être au lit sans pouvoir s’endormir (délai d’endormissement anormalement long), d’autres se réveillent pendant la nuit et ne retrouvent plus le sommeil, certains encore se réveillent trop tôt le matin.

Il n’y a pas de portrait-type de l’insomniaque. Celui-ci est issu de toutes les classes sociales, de tous groupes d’âge, sans distinction de sexe. En fait, tout le monde souffre d’insomnie au moins une fois dans sa vie.

De très nombreux facteurs peuvent causer l’insomnie: nos humeurs, la maladie, la fatigue, les soucis, le stress… Les causes sont aussi multiples que le nombre de personnes atteintes. Parfois, le traitement de l’insomnie est fort simple. Il arrive souvent que l’insomnie disparaisse d’elle-même lorsque la cause a été identifiée et qu’on a apporté les changements appropriés. L’important, c’est d’en identifier la cause et d’intervenir directement sur celle-ci.

L’anxiété de performance est une des plus importantes causes de l’insomnie. Ce type d’anxiété survient lorsqu’un désir intense de contrôler ou de réussir quelque chose échoue et diminue la performance. C’est le cas par exemple lorsque vous tentez à tout prix de contrôler votre sommeil, par crainte des séquelles possibles le jour suivant. Vous ne faites alors qu’ajouter de la pression et, par le fait même, en contre-réaction, vous restez éveillé plus longtemps encore.

Les somnifères (pilules pour dormir) sont parfois utiles, mais paradoxalement, ils peuvent également aggraver l’insomnie. Ils n’apportent qu’un soulagement temporaire et ne guérissent rien. De fait, ils modifient les habitudes normales de sommeil et rendent somnolent et étourdi le lendemain matin. De plus, les somnifères perdent de leur efficacité avec le temps; il faut donc augmenter les doses. C’est pourquoi on doit éviter de prendre des somnifères pendant de longues périodes. Leur utilisation ne devrait pas dépasser quelques semaines. Par ailleurs, pris régulièrement, ils entraînent une accoutumance et une insomnie de rebond. Cette forme d’insomnie survient lorsqu’une personne cesse de prendre des somnifères et que l’insomnie reprend de plus belle. Donc, au lieu de traiter l’insomnie, les somnifères peuvent en devenir la cause. Quant aux médicaments achetés en vente libre, ils sont plus souvent qu’autrement inefficaces.

Voici des trucs simples à expérimenter :

  • N’essayez pas de vous forcer à dormir. Plus vous faites d’efforts, plus il peut être difficile de vous endormir. Fermez tout simplement les yeux et faites croire à votre mental que ce n’est pas le temps de dormir, tout comme lorsque vous étiez à l’église, enfant et qu’il ne fallait pas rire… c’était suffisant pour générer des éclats de rire. Il en est de même avec le sommeil.
  • Tournez le cadran de façon à ne pas voir l’heure. Du moment où l’on surveille l’heure, le mental s’affole à la pensée de manquer de sommeil et d’être fatigué au lever.
  • Il peut être frustrant d’être couché tout en étant incapable de s’endormir. Si vous êtes encore réveillé après 30 minutes, levez-vous et allez dans une autre pièce. Détendez-vous dans un fauteuil pendant 20 minutes environ en faisant une activité relaxante (lecture d’un livre agréable ou écoute de musique douce). Dès qu’un bâillement apparaît, retournez dans votre lit.
  • Évitez d’entretenir des attentes indues ou du stress d’anticipation face à votre sommeil (délai d’endormissement, etc.). Ainsi, se coucher à 21 h pour être certain de dormir à 23 h n’est pas une solution durable. Il est recommandé de ne rester au lit que pendant le nombre d’heures dormies, pour éviter d’associer le lit à l’insomnie.
  • Respirez de façon consciente en gonflant l’abdomen, c’est généralement un signal qui indique au cerveau que la détente est en place pour accueillir l’endormissement.
  • Utilisez des méthodes de relaxation afin de décrocher. Ceci aidera à éliminer la pression et les appréhensions créées en se demandant ce que sera la journée du lendemain si on dort mal.
  • Enfin, chantez un mantra intérieurement, c’est-à-dire un son que le cerveau ne reconnaît pas, comme Aum ou encore HU (se prononce iououou). Le but est de faire taire le mental. La vigilance ainsi diminuée, le centre du sommeil peut alors s’activer.

Dormir est avant tout une question d’abandon. Quand on s’endort, il y a deux choses qui se passent : d’une part, le centre de l’éveil est prêt à laisser les commandes, et d’autre part, celui du sommeil est prêt à en prendre le contrôle. Les insomniaques, eux, ont de la difficulté à s’y résoudre. C’est cet état d’abandon qui doit réapparaître.

Lecture suggérée :
Mieux dormir… j’en rêve!

© Brigitte Langevin
www.brigittelangevin.com

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