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Une dette de sommeil chez mon bébé, est-ce possible ?

par | Bébé

Dormir étant un besoin essentiel, tout manque de sommeil pendant une ou plusieurs nuits génère une somnolence diurne qui est responsable d’erreurs et même d’accidents mortels chez l’adulte. L’insuffisance de sommeil est une authentique pathologie dont les causes sont multiples : se coucher trop tard, être éveillé la nuit ou se lever trop tôt…

Plus la privation de sommeil est importante, plus le besoin de récupération est long. Nous devons impérativement  répondre à notre besoin physiologique de sommeil. Certains individus sont tellement en dette de sommeil qu’ils s’apparentent à ceux qui vivent continuellement sur leur marge de crédit. De là l’expression « dette » de sommeil.

Les bébés et les enfants sont aussi susceptibles de cumuler une dette de sommeil.  Par exemple, lorsque le bébé a accumulé au fil des jours et, parfois, des semaines, de la fatigue dû à de trop longues périodes d’éveil (par exemple réduire ou supprimer une sieste encore nécessaire ou encore débuté la journée avant 6h le matin ou bien le coucher trop tard le soir), ou encore trop de stimulation (par exemple tenter d’attirer son attention en lui parlant, en le changeant de place ou en le langeant au moment où il semble vouloir s’endormir).

Les signes qui indiquent qu’une dette de sommeil est présente sont, chez les bébés de plus de 4 mois en particulier :

  1. Pleurs au coucher
  2. Éveils nocturnes avec ou sans intervention
  3. Éveil trop matinal
  4. Pleurs au réveil
  5. Durée de siestes qui raccourcissent

Lorsqu’un des cinq signes se manifeste, il est déjà approprié de réduire les périodes d’éveil d’une trentaine de minutes au coucher du soir, de revoir la durée et l’horaire des siestes pour compenser la fatigue accumulée et ainsi s’ajuster aux réels besoin en sommeil de son enfant.  Il faut parfois plusieurs jours pour y arriver.  Par ailleurs, un bébé qui s’endort en s’amusant sur son tapis d’éveil par exemple ou en train de prendre un repas dans sa chaise haute témoigne vraiment d’une trop grande fatigue.  On peut comparer cette manifestation à l’adulte qui s’endort en conduisant.  Le sommeil est induit par nécessité et non plus par choix… et c’est triste.

La dette de sommeil est complètement résorber lorsque bébé s’endort paisiblement, gère ses microéveils dans le calme, s’éveille en gazouillant, n’a pas de signe de fatigue dans l’heure qui suite son levée et dort suffisamment longtemps de nuit comme de jour.

Rares sont les bébés et les enfants qui apprécient dormir.  Il faut alors devenir vigilant afin de bien saisir les signes de fatigue et les coucher au bon moment.   Un bébé avec un état de fatigue «normal » s’endort plus facilement qu’un bébé dans un état de fatigue « épuisé ».  Enfin, rien ne sert « d’étirer » le temps d’éveil d’un bébé croyant qu’il dormira plus par la suite… car c’est souvent l’inverse qui se produit : plus son niveau de fatigue augmente, moins il est habile à se laisser aller au sommeil.

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© Brigitte Langevin
www.brigittelangevin.com

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